Performance rhizomatique entre une musicienne, un plasticien, une vidéaste et trois danseurs. La vidéaste saisit l'image de la musicienne qui joue et la projette sur la membrane que le plasticien trame en direct comme piège à lumière. Par là même, l'image échappe à la surface pour prendre corps dans un bloc espace. Les danseurs improvisent dans la matière/lignes plastique, sonore et lumineuse. C'est une opération de production, de capture et de redistribution où les signes gagnent en autonomie vis-à-vis de leurs producteurs. Rhizome de signes hétérogènes.
Rosine Feferman : la musicienne contrebassiste Ridha Dhib : le plasticien Vera Zahorodni : la vidéaste Elisabeth Celle, Julie Gasnier, Philippe Mensah : les trois danseurs de la Cie Kivitasku.
Vendredi 2 mai et samedi 3 mai à 20h30 sous le chapiteau d'Adrienne 62, rue René-Binet, 75018 Paris € Métro : Porte de Clignancourt, Porte de St Ouen. Bus 60,95,PC3 (Pte Montmartre) Station Vélib devant le chapiteau
HTTP://WWW.FAIRERHIZOME.FR
"Faire la carte et pas le calque. L'orchidée ne reproduit pas le calque de la guêpe, elle fait carte avec la guêpe au sein d'un rhizome. Si la carte s'oppose au calque, c'est qu'elle est toute entière tournée vers une expérimentation en prise sur le réel. La carte ne reproduit pas un inconscient fermé sur lui-même, elle le construit. Elle concourt à la connexion des champs, au débloquage des corps sans organes, à leur ouverture maximum sur un plan de consistance. Elle fait elle-même partie du rhizome. La carte est ouverte, elle est connectable dans toutes ses dimensions, démontable, renversable, susceptible de recevoir constamment des modifications. Elle peut être déchirée, renversée, s'adapter à des montages de toute nature, être mise en chantier par un individu, un groupe, une formation sociale. On peut la dessiner sur un mur, la concevoir comme une ..uvre d'art, la construire comme une action politique ou comme une méditation." G. Deleuze, F. Guattari, Mille Plateaux.
Une invitation à faire un petit tour dans l'album "Boutures". R.D.
Trou pas si noir que ça : vitesse
Peinture : plus que un et moins que trois dimensions
mars 2006
La ligne dit :
"Je suis ce que j'enveloppe, je suis ce qu'il y a, plus mes vitesses, je suis mutante, polymorphe, je m'actualise dans le mouvement, je me réalise dans l'étendue, je suis matière gorgée de vide.
Je fuis l'agrégat, le poids, la préciosité et le fétichisme de l'antériorité.
Je négocie avec le vide qui est rempli de notre propre devenir. J'épouse la topographie de ce qui m'est donné, puis je raccorde les sommets, toujours de proche en proche.
Je suis plus que un et moins que trois, jamais deux !
Je suis entre ciel et terre. " R.D.
Movies
FAIRE RHIZOME
Ridha Dhib – janvier 2005
« L’infini actuel dans le moi fini, c’est exactement la position d’équilibre, ou de déséquilibre baroque »1
Faire rhizome est un processus pictural continu à travers le déploiement d’une ligne nomade infinie dans un espace clos (intervention sur toute la surface de l’atelier).
L’espace clos comme territoire, comme production de signes continus et mouvants, à articulations infinies et hétérogènes.
Créer du territoire et revendiquer l’univers. Le territoire comme impulsion, l’univers comme mouvement continu. C’est la signature perpétuelle du corps dans une multiplicité de peintures qui se connectent, se contaminent, se raccordent, se voisinent et circulent, dans une infinité de combinaisons.
Bref, de la matière-flux continue à travers les différents états de la ligne.
La peinture inclut la ligne dans le temps. Elle inclut des vitesses, des repos, des plis et des déplis, des intensités variables, des enclaves et des disponibilités, c’est de la texture « matièrepli – matièretemps ».
Dans le mouvement improvisé et imprévisible du geste, la ligne s’actualise et se réalise en ignorant son propre déploiement. La substance même de la ligne, c’est-à-dire la matière/couleur se soumet aux forces physiques qui la plient et la fixent par nécessité. C’est une ligne mouvement/vitesse qui se tresse dans et par la matière/couleur, ce tressage constitue la topographie même de la ligne. Elle est mutante, polymorphe, elle s’actualise dans le mouvement, se réalise dans l’étendue et s’inclut dans la matière. Une ligne picturale.
« Ligne sans origine, puisqu’elle a toujours commencé hors du tableau qui ne la prend qu’au milieu, sans coordonnées puisqu’elle se confond elle-même avec un plan de consistance où elle flotte et qu’elle crée sans liaison localisable, puisqu’elle a perdu non seulement sa fonction représentative mais toute fonction de cerner une forme quelconque. »2
Ce n’est pas une ligne érudite, mais une ligne chargée de particules cosmiques. C’est une ligne qui n’est pas juste, mais rigoureuse. Ce n’est pas une ligne/segment, mais une ligne nomade.
C’est une ligne nature qui ignore l’antériorité, ligne comme prolongement du mouvement du corps ; elle est produite comme signe abstrait parce que le geste s’est libéré de ses fonctionnalités. Désarticuler le bras et décodifier le geste. Le corps se prolonge comme machine de production, production nature/abstraite, d’où une zone d’indiscernabilité corps/cosmos.
Peinture/texture, ligne/expression est un processus dynamique qui n’a ni envers ni endroit, qui passe du plan au volume par plis et déplis, c’est un espace multidirectionnel et flottant.
Ce sont les inflexions et les vitesses de la ligne, à travers la matière/couleur qui font la texture.
Plier la ligne, plier le plan, sont les conditions d’un espace à transformation continue, pas fond et forme, mais forme et déforme. L’..il est happé par un nomadisme pour dégager de la forme, forme qui se désagrège aussitôt après que l’..il a quitté ce mouvement. C’est un espace de textures que l’..il parcourt de façon tactile.
Déploiement rhizomatique dans un espace monadique.
Faire rhizome c’est porter le désir jusqu’à son envol.
« Lignes bois tissées lumière
de branches mêlées
foisonnant buisson peinture sans racines-fin
en écriture suspendue
lignes blotties au creux plein du vide
lignes courant joyeuses sur le chemin d'infini signe
coulant de courbes en coude et plis
suivent en lacets la trace sinueuse
embrassent enlacent l'espace-volume les paumes ouvertes
abordent des étangs fondus en reflet monde
parcourent les tailllis de ciels, nuages, oiseaux
soufflent un peu aussi aux traces ombrées de désirs
pour repartir, araignée affolée, sur le tressé de toile
aimer tant et temps
gambader, gambader
suivre les entrelacs
et laisser respirer le vide
circuler le vent
pour que voyage de la goutte d'eau,
vaste iris débordé, le miroir monde. »
Zaiat sur les éclairs de peinture-texture de Ridha Dhib
Il s’agit d’une performance entre quatre danseurs, une musicienne et un plasticien autour d’une installation ; une trame de mediums actualisée par des lignes plastiques, gestuelles, corporelles, sonores et lumineuses. La projection vidéo, dont le contenu n’est plus de surface mais d’espace, irrigue la performance. 100 g de matière par mètre cube constitue un volume de jeux autour du plein et du vide dont la topographie est sans cesse reconfigurée par l’action des corps sur la matière-lumière.
..
Peinture errante : il s'agit d'une flânerie picturale sur les côtes bretonnes (Presqu'île du Crozon). Tentative de contact et/ou dialogue de la peinture et des éléments. Questionner les lois de la nature sur l'hétérogène (nature et/ou culture ?)
Who I'd like to meet: Tout ceux qui pourraient composer avec la ligne et son mouvement, ses vitesses, ses textures et ses devenirs. Bref, il s'agit de tresser un plan de composition incluant des domaines hétérogènes : peinture, musique, philosophie, poésie, littérature...
Tramer des disponibilités de raccords par alliances nécessaires.
...Des parties s'affaissent, s'enroulent, Zygiella notata, c'est son nom, ne s'arrête pas avant d'avoir obtenu la dimension habituelle mais, devenue incapable de suivre son plan, un plan qui pourtant ne date pas d'hier, mais de dizaines ou de centaines de siècles, passant intact et parfait de mère en fille, elle commet des erreurs, des redoublements, ailleurs laisse des trous, elle, si soigneuse, et passe outre. Les dernières spires sont un balbutiement, un vertige, c'est comme si elle avait eu un éblouissement. ..uvre en ruine, ratée, humaine. Araignée si proche de toi maintenant. Nul sur la drogue n'a plus justement, plus directement exprimé le trouble des enchevêtrements. En frère, regarde ses ruines en fil. Mais qu'a-t-elle donc vu, Zygiella ? »
Henri Michaux. Poteaux d'angle
http://fairerhizome.hautetfort.com/
An experiment in the economics of production: how can we shift focus from consumption of a finished product to investment in the processes of design, print & production?
Its my first time in a competition of art.. I am nervious and ilusioned, if you are so kind to vote me my friend? you can do it everyday!! in this week only, it will finish the day 21.
10 stars, please... :o)
Will be winner the table more voted..
Its very important to me...
Thanks again and I am sending you much positive energy for your dreams come true!!! I love your works! Greetings from Spain Ridha :o)